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Un Gaffeur a l'Airsoft

Tout est dans le titre !

Conflicto 2 : l'or des FARP

La TITAN rentre brocouille, en espérant que cela ne dure pas !

La TITAN rentre brocouille, en espérant que cela ne dure pas !

Nous y voilà enfin. Un an après la terrible bataille qui avait ravagé le pays, le Pérou s'apprêtait à vivre un match retour entre les belligérants dont le but était simple : mettre la main sur un trésor perdu. Pour cette année, je ne me contenterais pas d'être le caméraman de l'OP et me retrouve ainsi dans les bottes d'un membre de la TITAN Corporation, société privée bien décidée à s'en mettre plein les fouilles pour le compte de notre chef : l'Etranger. Devant également assurer la prise d'images pour la vidéo du week end, je n'appartiendrais à aucune escouade en particulier et pourrais évoluer à ma guise sur le terrain.

D'un point de vue plus sérieux, après les retours très tièdes (et justifiés) des joueurs suite à la première mouture de cette OP, tous les Taïpans sommes sur les dents et comptons bien offrir à chaque participant un excellent souvenir et faire pardonner l'échec de l'an dernier. 

Un pays mystique 

Tout a commencé lorsque j'ai débarqué dans le quartier-général de ma faction pour rendre compte auprès de Chkoun qui sera notre chef de groupe, tandis que Well qui campe le rôle de l'Etranger devra être protégé à tout prix des attaques ennemies. Est-ce l'angoisse de décevoir, le manque de sommeil ou le vent glacial ? Non, j'ai bien l'impression qu'un homme à tête animale rôde dans les parages. Et puis qu'est-ce que c'est que cette histoire de villageois qui réveillent les honnêtes gens en pleine nuit pour savoir s'ils n'ont pas vu leur Robert, leur Lama lépreux ? Bon sang Gaffeur, dans quoi tu t'es encore fourré ? 

Pas le temps de me demander ce qu'il se passe, la Titan doit partir en reconnaissance. Il existe en effet un passage souterrain qui nous emmènera au second terrain où se cachent certainement d'autres faction. Fiona et moi-même rejoignons l'escouade Alpha composée des Jackals afin de découvrir ce qui se cache de l'autre côté du tunnel. 

Après une longue marche, nous devons rentrer à la base, les premières infos concernant la recherche de l'or sont tombées. Mais sur le chemin du retour, je distingue un individu allongé à quelques mètres de la route sur laquelle nous progressons. J'essaye de ne pas l'alerter mais je crois qu'il s'agit d'un membre des FARP (Forces Armées Révolutionnaires du Pérou). Fiona me signale discrètement qu'il a bien été repéré et que pour le moment nous ne sommes pas en froid avec les FARP. Et c'est heureux car cent mètres plus loin une douzaine d'entre eux nous rejoignent pour franchir le souterrain. Même s'ils ne sont pas hostiles, savoir qu'une troupe supérieure en nombre avec laquelle de nombreuses cartouches ont été échangées l'an dernier est assez préoccupant. Fort heureusement ils ont été sages. 

Première trahison

Mission pour l'équipe Bravo : partir avec le camion des TDL infiltrer le camp des FARP qui a été localisé afin d'y placer une bombe sur un de leurs véhicules. Les choses sont claires : nous n'allons pas rester copains avec eux très longtemps. Je monte à l'avant avec Coulou pour le guider sur la route jusqu'au terrain en question. Le camion est rempli à ras-bord de fantassins prêts à en découdre, le moteur est allumé lorsque soudain... Les FARP. 

Une section d'environ huit unités passe devant notre camion et traverse le QG, nous descendons discrètement et faisons signe à l'Etranger : on les allume ou pas ? Son mouvement de tête dépité est très significatif : bien sûr que vous engagez bande de boeufs vous étiez sur le point d'aller faire péter leur parking. Ni une ni deux, le premier échange de tirs de la journée pour moi démarre. 

En face, ils n'étaient pas prêts : l'un d'eux tombe mais les autres ont pu se cacher et organiser une riposte plutôt efficace car ils touchent un de nos gars. Prudemment nous repérons les possibles cachettes ennemies et faisons feu avec parcimonie : nous sommes en règles ACP ce qui signifie chargeurs en capacité réelle et absence de cri pour se signaler hors jeu. Si on touche un adversaire, nous ne saurons s'il est out définitif qu'en approchant de son corps. 

Des alliés américains menés par Super Connor débarquent outillés comme pour aller envahir le Texas. Grâce à leur soutien nous parvenons à éliminer les opposants. Une troisième faction, elle aussi alliée vient prendre part au combat, il s'agit des Forces Gouvernementales Péruviennes, ennemies jurées des FARP. En face, ils ne s'attendaient certainement pas à se retrouver à une poignée contre vingt cinq. Lentement, j'approche avec un de mes confrères du corps d'un hostile : il s'agit de Brag (chouette, la Black Team est dans la place ça promet du lourd), dont la langue sortie hors de la bouche m'indique que son état est sans espoir. Après une fouille méticuleuse je ne trouve rien  (à part des clopes, au passage : fumer tue mais la TITAN élimine) et rentre au QG. Etant donné que nous les avons engagés, plus moyen d'aller poser une bombe en mode faux amis sur leur camp. 

 

Ces cow boys d'américains, on dira ce qu'on veut mais ils font leur taff

Ces cow boys d'américains, on dira ce qu'on veut mais ils font leur taff

Le Jaguar

Après avoir déjeuné (barres vitaminées pour moi, flan renversé pour Chkoun, flan classique pour Bandido), Chkoun me propose une petite mission paisible. Le village de civils (enfin c'est vite dit vu qu'ils ont tous des .12) détient des informations qu'ils acceptent de fournir contre une poignée de billets et un rituel initiatique à base de piment. Pas de soucis, les piments je ne suis pas contre, et puis si le général en chef des FGP a pu le faire, pourquoi un honnête membre de la TITAN n'y arriverait pas ? 

Nous voici donc en route pour le village (toujours pas de trace du lama) où mes yeux confirment ce qu'ils avaient vu de bon matin : il y a un individu à tête de jaguar sur place. Son nom ? La Tortue. Comme personne ne m'aura cru en lisant ces lignes, bien évidemment qu'il se fait appeler Le Jaguar. 

Et Le Jaguar justement me reçoit à sa table après que Chkoun ait réglé la somme convenue au chef du village. Il a l'air sympa à défaut d'être causant : petite musique, collier de grelots passé autour de mon cou et une assiette avec pain, tranche de piment et verre de lait. Quelle délicate intention mais moi j'suis un bonhomme. 

J'accomplis son rituel à la mords moi le noeud, je saute en rythme avec sa musique provoquant un sacré bordel avec les grelots tout en mâchant le piment. Bof, ça picote mais son lait et sa tranche de pain il va se les coller au cul me dis-je. Je cesse la trance et m'installe sur le siège. Affaire conclue, Le Jaguar nous confie des coordonnées menant à des lingots d'or qu'il faudra déterrer grâce à un détecteur de métaux que nous louons à la tribu (décidément ils ont le sens des affaires pour des grouillots). Avant de partir, mon pif me dit que je devrais tout de même finir le pain et le lait pour ne pas vexer mes hôtes. Je termine ma collation en me disant que Jetski alias le chef FGP a eu un plus gros piment que moAAAAAAAAAAAAAAAAAHH !!!

PUTAIN ! C'est le deuxième effet kiss cool ! La saloperie du Jaguar est en train de me fendre la langue tandis que je sens la chaleur franchir chaque centimètre de mes intestins. Je me plie en deux trente mètres après avoir quitté le bled. Voyant que je ne simule pas, Snatch me prend mes répliques et mon gilet pour que je puisse mieux respirer. Une gerbe de bile par ci et un relent par là plus tard et me voici enfin au camp. Mon fillot Coffee (et membre du CA de la FFA) me regarde d'un air inquiet "Gaff', t'es tout blanc tu sais ?". Bon je ne vais pas insister, de toute façon je n'arrive pas à me déplier, je vais rester en PLS jusqu'à ce que ça passe. Bon sang, première fois qu'un piment me fait cet effet là, mais comment il a fait ce con de Jet' pour en bouffer un entier et rester en vie ? Bref tant pis pour la phase recherche des lingots, je vais rester là le temps que le feu s'éteigne. 

Pendant mon agonie j'écris à Jetski :

- Putain mec j'suis cloué au sol par le piment du Jaguar comment t'as fait pour en manger un en entier et rester stoïque sur la vidéo ?

- Nan mais mec au début ça allait mais après j'ai marché dix mètres et là j'étais au bout de ma vie.

Ouf, ça me rassure ce n'est pas moi qui ait exagéré.

Le tenancier de la cantine du coin, bonne ambiance mais le plat manquait de saveur 3/10

Le tenancier de la cantine du coin, bonne ambiance mais le plat manquait de saveur 3/10

Une ignoble félonie 

A peine sur pieds, je découvre que deux membres des SAS sont dans notre camp. Je reconnais Princesse qui semble pâlichonne : elle a aussi pris le goûter chez le Jaguar et commence à en savourer les retombées. Son collègue me donne doucement un colis : "de la part des villageois" qu'il me dit avant de foutre le camp avec Princesse. 

Regard en coin de Chkoun. Il trouve lui aussi que c'est curieux : nous avons vu les villageois il n'y a pas vingt minutes, pourquoi ne pas nous avoir donné le paquet à ce moment là ? Je pars à l'écart sous les regards inquiets de mes camarades. J'ouvre le colis avec une délicatesse dont je ne me croyais pas capable sur à peine quelques millimètres. Je vois l'intérieur : circuit imprimé, fils et papier... Bref une lettre piégée. Ils m'ont pris pour Victor Pivert dans Rabbi Jacob ou quoi ? Je parviens à extraire sans actionner le piège le mot doux qui s'y trouve : "Bisous des APA" signé avec un dessin de doigt d'honneur. 

Une petite explication avec les villageois plus tard et nos soupçons se confirment : ils n'y sont pour rien, c'est un coup des SAS et des FARP pour tenter de foutre le bordel. Chkoun me regarde avec un sourire : "et si on allait rendre visite aux SAS ?". 

Le braquage du siècle

Outrés par la stratégie ignoble de nos adversaires, Chkoun, la moitié de nos effectifs, un groupe de l'US Air Force et moi partons en camion pour le territoire ennemi. Nous nous garons à l'abri des regards et entamons une progression furtive en zone hostile.

Pas âme qui vive : nous découvrons le camp (bien planqué) des SAS sans le moindre garde. On se fait plaisir en photographies de renseignements et après un petit 360 décidons de continuer jusqu'au camp des FARP que nous pensons situé à quelques centaines de mètres. 

Là encore : pas la moindre sentinelle. Un doute m'assaille : ils sont d'après nos renseignements au moins une quarantaine. Si aucun n'est dans leur camp cela veut dire qu'ils ont peut-être lancé une attaque chez nous ou nos alliés ! On se sert en renseignements tandis que  nous repérons une grande tente un peu plus loin avec cette fois-ci un peu de mouvement. 

Approche discrète et quelques coups de feu plus tard : un ennemi à terre, mais aussi un des nôtres touché accidentellement par un américain (le tir ami, plat national US depuis Bagdad 2003). Je pénètre dans la tente avec le chef de groupe USAF. T'en veux des renseignements ? On se sert et on photographie tout ce qu'on trouve sous les yeux du bras droit du chef FARP. On vient carrément de liquider leur chef à l'entrée. Pour ce coup là, on va devoir s'attendre à un sacré retour de flamme. 

La radio ennemie crépite :

- Allô QG on pense que du personnel américain et TITAN va vous tomber dessus, à vous. 

Mon confrère US ne résiste pas et répond à l'appel.

- Coucou, vos potes sont tous dead.

Il raccroche, c'est un peu sévère. Je prend la radio à mon tour. 

- Mais on vous fait des bisous quand même. 

C'est mieux. La voix de Chkoun retentit dehors "Ils arrivent, dégommez le prisonnier et tirez vous de la tente on se replie au camion !". 

Je me charge du VIP et lui colle une bastos en pleine poire, il n'a pas souffert. On craque un fumi pour couvrir notre fuite en rafalant à toute berzingue : il y a de la casse en face, ça s'entend !

Coulou reçoit l'ordre de partir en sprint jusqu'au véhicule pour l'emmener le plus proche possible de notre position afin que nous puissions décamper en vitesse. De notre côté nous filons parmi les arbres fiers d'avoir à ce point pillé les renseignements adversaire. Nous essuyons une deuxième perte lors de l'évacuation : un sniper FARP a visé juste et ce malgré les rafales de vent qui ne cessent pas depuis le début de la journée. Dans tous les cas notre raid fut fructueux, et c'est tout ce qui compte !

 

La contre attaque fut meurtrière

La contre attaque fut meurtrière

Retour de flamme

La nouvelle de notre ruée sur le territoire ennemie s'est répandue dans tout le pays. Nous sommes fiers mais également sur nos gardes : un coup pareil ne restera pas sans représailles.

Ces représailles justement arrivent vers 18 heures lorsque la faction Russe, sortie de nulle part tombe sur notre base. Etant hors jeu car occupé à faire des images, je les ai vu arriver mais n'ait pas pu par fair play avertir les copains. Les Russes sont des potes aux FARP et SAS et nous font payer cher notre casse.

Malgré les lourdes pertes qu'ils subissent, les Russes débordent les TITANS qui tombent un par un lors d'une attaque menée sur deux flancs. L'Etranger lui même abat un attaquant avant d'être blessé. "Merde, s'ils butent notre VIP on n'a pas fini d'en entendre parler" me dis-je. 

Mais dans toute bonne bataille il y a une cavalerie, et celle-ci est Péruvienne : les bérets rouges arrivent dans le dos des Russes avec quelques villageois en renfort et déciment les cocos sur place. L'un d'eux planqué dans un fossé suite à une blessure aura beau vider sa PPSH et son Tokarev : les FGP nous ont sauvé les miches. 

J'avais entendu dire que depuis le début de l'OP les gouvernementaux péruviens étaient chauds bouillants, mais je ne pensais pas que c'était à ce point là ! La zone de nouveau sûre, les blessés sont soignés, les morts hors jeu pour trente minutes et je pars filmer le groupe Russe pour les féliciter de cette attaque nerveuse et bien coordonnée de leur part. 

A la TITAN on n'est pas là pour être ici !

A la TITAN on n'est pas là pour être ici !

Drop Zone en péril

Après une nuit très calme pour nous (la fatigue combinée au froid du vent aura eu raison de nos effectifs après quelques tirs sporadiques), nous nous levons parés pour rejoindre la zone de décollage de l'hélicoptère. En effet nous avons cette année pu maintenir le vol pour quelques joueurs et nous préparons à embarquer. 

Après quelques tirs de politesse échangés avec nos amis de la SAS et une poignée de FARP, un cessez le feu est organisé le temps pour le transport de s'effectuer. Je fais partie du premier stick composé de Chkoun, Bean, Princesse, Kinder et Mathieu des Diables Verts.

Le vol est spectaculaire, vu du ciel le Pérou ressemble à s'y méprendre à une petite commune du sud de la France, Rocbaron. Malgré mon appréhension de l'altitude, les souvenirs se gravent. 

Mais il y aura un couac : la zone d'atterrissage prévue n'est pas praticable : trop de vent, trop d'arbres et de végétation ont poussé pour que le pilote puisse se poser en sécurité. Pas grave : retour à la zone d'embarquement, les joueurs feront quand même un tour d'hélico et seront transportés par camion jusqu'au second terrain pour l'assaut final. 

On aura mis un sacré boxon chez l'ennemi

On aura mis un sacré boxon chez l'ennemi

L'ultime minute

La totalité de la TITAN ainsi que l'effectif complet de l'USAF vont lancer une attaque massive sur le camp de la SAS avant d'enchaîner vers les FARP. Les SAS n'étant que 8, notre trentaine devrait vite en venir à bout. 

L'attaque est lancée : nous progressons sur deux flancs, les américains à droite et nous à gauche. Chkoun et moi franchissons en tête la rivière sèche pour sortir sous une pluie de billes Babou, leader des SAS qui s'était planqué en hauteur. Pas de doute : conscients de leur petit nombre, ils se sont bien embusqués. 

On avance prudemment tandis que les américains semblent rencontrer une forte résistance vu le nombre de tirs de leur part que nous entendons. Soudain je repère un corps au sol à quelques mètres. Vu la distance faible, je sors mon pistolet et le pointe sur l'individu.

- Hé ! T'es en vie toi ? 

Pour toute réponse j'ai droit à un tir de pistolet qui manque de me toucher. Pas de bol pour lui je l'avais en joue et ne lui laisse pas le temps de tirer une seconde fois. Je m'approche : il s'agit de Bean, qui avait pour charge dans l'orga de dénicher des piments pas trop forts. Je lui glisse "ça c'est pour les piments mon pote" et continue la progression après qu'il m'ait servi un amical doigt d'honneur et un sourire. 

Dans ma tête je fais le compte : Babou est out, Bean aussi, Mathieu la même et il y a un quatrième SAS allongé plus loin. Théoriquement nous avons eu la moitié de leur groupe. De notre côté nous avons essuyé seulement une paire de blessés. Un membre de la TITAN fonce à bride abattue tandis que quelqu'un gueule de le suivre pour enfoncer l'ennemi. 

Motivé, je m'élance à la suite de mon camarade décidé à en finir avec les SAS. Je vide deux chargeurs en direction des cachettes ennemies avant d'être touché au bras. A peine le temps de hurler que je suis blessé qu'un second tir m'atteint en pleine torse. Pour moi c'est la fin, je ne verrais plus mon chat. Une minute plus tard, la fin de l'OP était décrétée. Je suis un peu frustré : à une minute prêt j'aurais fait tout le week end sans me faire toucher. Mais bon, c'est le jeu. 

A 8 contre 30 les SAS auront bien vendu leur peau

A 8 contre 30 les SAS auront bien vendu leur peau

Conclusion

"Putain mais c'est pas possible d'être aussi con" viens-je de lâcher devant mon ordi en renversant le délicieux nectar aromatisé au houblon que je me suis octroyé en récompense de ce week end physique et diablement immersif. On pourra dire que les plaies du premier Conflicto sont refermées. Cette fois ci l'action était là sans oublier le roleplay, et malgré les piments trop forts nul doute que les interactions avec le Jaguar ont su séduire les joueurs.

Lorsque ma filleule Princesse s'est ramenée à la fin avec une banane de dents insolente en me disant "Oh Gaffeur comment je t'ai pas loupé j'ai pas compris pourquoi tu courrais à découvert comme ça j'ai pas pu résister", je repense à la scène me disant bien que je connaissais le bruit de la réplique qui m'avait fait mordre la poussière. Attention Stella, à présent j'ai une dette envers toi et je m'en voudrais de ne pas la rembourser !

Pas moyen même en épongeant la tâche sur mon bureau d'oublier les souvenirs du week end. Me revient en tête Super Connor et son tacle à la faction Russe pendant une pause repas : "Ah ça critique les capitalistes et l'Oncle Sam mais quand ça arrive au buffet c'est woah putain j'peux prendre un Snickers ??". Nul doute qu'on parlera entre nous de cette OP pendant longtemps, on n'a même pas pensé à caser le mot "Nuprol" c'est dire.

Mais tandis que j'achève d'essuyer la bière en me remémorant les souvenirs de ce week end bien rempli, je ne peux m'empêcher d'avoir une pensée pour les FARP. Mine de rien, l'OP aura été difficile pour eux : ils se sont fait harceler quasiment non stop pendant 36 heures et certains sont partis avant la fin... Preuve que même si nous avons su tirer des leçons de l'échec de l'an dernier, il reste encore des choses à apprendre. 

Il est temps pour moi de retourner à mon lit qui m'a affreusement manqué lorsque je me pelais les noix dans mon duvet sur le siège passager de ma petite Corsa (je mesure quasiment 1m90, ça vous donne une idée du tableau). Je remercie chaque taïpan pour leur implication en tant qu'orga, qu'il s'agisse de Snatch qui a effectué des tas de rotations en 4x4 sans jouer une seule fois ou de Bandido et Coffee (membre du CA de la FFA) qui ont secondé notre cher Well qui aura réussi à mettre en place une sacrée OK. Bravo également à Chkoun pour son excellent travail sur les trésors, très réalistes ! 

Mais surtout je tiens à remercier les 140 joueurs présents ce week end : pas de jérémiades, que du fair play, très peu de soucis... C'est suffisamment rare en airsoft pour mériter d'être salué alors merci à tous. 

Et tandis que je repense au fait que nous avons une statue en or qui a disparu pendant la nuit, Super Connor vient de m'écrire pour me dire "Oh Gaffeur t'as toujours pas compris pourquoi je t'ai imité Dijon de La Bande à Picsou ?"... Maintenant que j'y pense, ce mec est un voleur dans le dessin animé culte... On dirait que le mystère de la statue volée est résolu ! Ces américains, dès qu'il y a de l'or ou du pétrole ils peuvent pas s'en empêcher !

Par contre en vrai il était où ce putain de lama ?

A bientôt sur le terrain !

Gaffeur

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