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Un Gaffeur a l'Airsoft

Tout est dans le titre !

En attendant la reprise...

Salut à tous !

Hélas, dans une incompréhension presque similaire aux cinéphiles qui voient leur lieu préféré fermé, notre loisir est encore condamné à la fermeture. 

On va croiser les doigts en espérant que janvier sera la bonne pour retourner sur nos terrains en toute légalité (certains ne se sont pas gênés pour rouvrir, mais il n'empêche qu'aussi débile soit-elle il y a une règle actuellement et ne pas la respecter ne peut que nuire à notre loisir déjà pas franchement mis en valeur par nos politiciens). 

Alors que faire en attendant la reprise de notre belle discipline ? S'entraîner à dégainer et recharger à la maison ? Personnellement je ne fais que cela depuis quelques semaines, j'ai même balancé mon décapsuleur comme si c'était un chargeur vide et bousillé à la foi ledit engin et un carreau de mon sol si immaculé jusque là...

En dehors de l'airsoft j'ai une autre passion ; le cinéma ! Par conséquent je vous propose aujourd'hui quelques films et séries qui pourraient vous aider à patienter jusqu'à ce que nos rangers refoulent à nouveau nos terrains !

 

Prospecteur de DVD/ Blu ray ? Sicario doit faire partie de votre collection !

Prospecteur de DVD/ Blu ray ? Sicario doit faire partie de votre collection !

Sicario et sa suite Sicario 2 La Guerre des Cartels

Ne vous méprenez pas, derrières leurs affiches honteusement retouchées par des producteurs désireux de vendre des films de bourrins, cette saga n'est pas ce que l'on pourrait croire !

Le premier Sicario, réalisé par Denis Villeneuve met en scène l'histoire de Kate, une opératrice de la D.E.A. repérée par la C.I.A. qui va découvrir l'horreur et la difficulté d'opérer au Mexique contre les barrons de la drogue. 

A l'instar des autres films de Villeneuve, l'action n'est pas au coeur du récit, mais l'amateur d'univers militaires se délectera des séquences où les forces de l'ordre s'équipent et interviennent avec une efficacité redoutable. Les fusillades ne durent pas plus de quelques secondes, mais rarement un tir ne trouve pas sa cible. Emily Blunt est surprenante à contre-emploi tandis que Josh Brolin et Benicio del Toro campent des personnages de soldats dur à cuire très borderlines que l'on ne peut qu'adorer ! 

Et si comme quelques spectateurs vous pourriez être déçus par le manque d'action du premier, nul doute que le second épisode réalisé par Stefano Sollima vous parlera plus ! Un volet beaucoup plus violent et comportant beaucoup de fusillades mémorables dont une se déroulant depuis l'intérieur d'un humvee avec le point de vue d'une gamine dont la performance est extraordinaire. Del Toro bouffe littéralement tout le monde avec son interprétation sans pitié de l'ex-avocat devenu tueur à temps partiel. 
La fin pourrait en rebuter quelques uns car il faut reconnaître que si le rebondissement est plausible, cela sonne quand même un peu trop facile surtout vu les difficultés que rencontrent les personnages de cette saga. 

A noter qu'un troisième volet serait en développement, et croyez moi il ne faudra pas le rater au cinéma !

Notes :

Sicario : 4.5/5

Sicario 2 : 4/5

Triple Frontier, c'est sur Netflix donc pas d'excuse !

Triple Frontier, c'est sur Netflix donc pas d'excuse !

Tripler Frontier

"Hey mais meeeec les DVD et le cinéma c'est has been le futur c'est le streaming en plus chez moi j'ai un videopro..."STOOOOOOOP !!!!

Bon j'avoue que dans le fond je respecte les opinions de chacun mais j'ai un peu du mal avec cette mode voulant que le cinéma se passe de moins en moins en salles. De mon point de vue aller au cinéma est une expérience que rien ne pourra remplacer car à la maison on aura toujours le risque d'être dérangé par un voisin, par un téléphone qui sonne où une dispute entre garnements mais bon chacun est juge. 

Cela dit si vous êtes mordu de plateformes de VOD, Netflix dispose d'un faux blockbuster qui mérite votre attention : Triple Frontier réalisé par J.C. Chandor. 

Mettant en scène Ben "Batman incompris" Affleck, Oscar "postlogie injustement saquée" Isaac, Gareth Hedlund, Pedro "Mandalorian" Pascal et Charlie "Jaxx" Hunnam, Triple Frontier nous narre l'histoire de vétéran de l'armée américaine qui montent un casse en Amérique du Sud. 

En dépit de quelques longueurs (notamment pendant le premier acte) le film dispose de sérieux avantages. Pour commencer son casting est en béton et  composé d'acteurs capables d'être plus subtils qu'il n'y paraît (Pedro Pascal bien qu'en retrait a un regard qui en dit long après avoir exécuté deux narcos). Mais surtout, le film résiste aux sirènes hollywoodiennes et propose une approche réaliste. La séquence du casse est un pur bonheur pour tout amateur de milsim : les acteurs communiquent constamment sur leurs déplacements, leurs tirs et leurs cibles. Le film n'est pas riche en action (même s'il l'est carrément plus que le premier Sicario) mais le suspense est là et le ton également : les personnages veulent juste récupérer de l'argent qui d'une part ne manquera à personne et d'autre part est perçu comme un du. 

Car derrière l'action et le spectacle, le film esquisse un début de critique du sort réservé aux vétérans des armées. En effet au début du film les personnages sont au mieux dans des postes d'estime et au pire enfermés dans des petits jobs qui ne leur correspondent pas. L'idée aurait pu être mieux développée, mais elle a le mérite d'être traitée ! 

Triple Frontier est un film qui passe d'un registre à l'autre : ça démarre comme un épisode de Narcos, ça poursuit sur un drame social sur le retour à la vie civile puis ça passe par le film de commandos pour finir par le survival en territoire hostile. Pas forcément le film que j'attendais à l'époque, mais une excellente surprise dans tous les cas !

Note : 3/5

Forces Spéciales, le sous-estimé actioner de Stéphane Rybojad

Forces Spéciales, le sous-estimé actioner de Stéphane Rybojad

Forces Spéciales 

"Putain mais mec y'a pas que les américains dans la vie !"

Oh comme vous avez raison ! On a tendance à croire que le cinéma français ne réserve que des comédies pourries avec Kev Adams ou des drame sociaux mornes avec Vinent Lindon. Et pourtant les tentatives des cinéastes de chez nous d'offrir un cinéma français ambitieux ne manquent pas (récemment Le Chant du Loup ou L'Empereur de Paris furent de véritables coups de coeur). 

Avec Forces Spéciales, Stéphane Rybojad rend hommage à nos militaires d'élite après les avoir suivi pour plusieurs documentaires. Il est vrai que le film est parfois un peu trop "fun" avec de la guitare électrique pendant les fusillades, le fait que les personnages ne rechargent jamais ainsi que deux trois moments un peu trop badass pour être vrais. 

Et pourtant... Fort de 10 millions d'euros de budget, le film se montre divertissant et émouvant en dépit de son histoire simplissime : une humanitaire est prise en otage, les FS partent la libérer. Les nombreuses scènes d'action sont parfaitement captées et on sent que Rybojad fort de son expérience via ses documentaires a filmé le tout de la façon la plus crédible possible : pas de fonds verts, pas de doublures, pas de tricheries. Tous les comédiens effectuent leurs cascades et offrent aux véritables combattants un hommage crédible. 

Note : 3.5/5

Méconnue, mais ô combien efficace

Méconnue, mais ô combien efficace

SEAL Team

"Ouais mais le cinéma c'est pas mon truc, en deux pauvres petites heures tu peux pas développer tous les personnages"

Putain mais c'est qu'il commence à m'emmerder lui avec ses réflexions, on se croirait sur le forum d'Allociné en train d'essayer de défendre les nouveaux Star Wars...

Bref si le format série vous parle davantage, j'ai découvert récemment, poussé par d'actuels et anciens compagnons d'airsoft SEAL Team

Produite par son acteur principal David Boreanaz, la série met en scène une escouade de Navy SEALs au quotidien, depuis leur vie civile à leur entraînement sans pitié, leurs briefings et préparations minutieuses et évidemment leurs opérations millimétrées. 

Au départ un peu rebuté par le format classique (à l'heure où des séries comme True Detective, Strike Back ou Banshee cartonnent avec des saisons en dix épisodes sur lesquelles le budget est concentré pour offrir de gros moments) je me suis rapidement pris au jeu avec la réalisation hors normes dont bénéficie la série. Si les moments à la vie civile sont classiques au possible, les interventions des SEALs sont toutes filmées à la perfection, alternant prises de vues classiques, filtres à la limite du documentaire et images GoPro. Vous aviez adoré les vingt dernières minutes de Zero Dark Thirty ? Vous adorerez SEAL Team

De plus la série tente de trancher avec le côté American Power qui gâche pas mal de productions américaines. A l'instar de la méconnue (sortie trop tôt) Over There, le show ne se contente pas d'enchaîner les fusillades (d'ailleurs chaque épisode n'est pas si riche en cartouches que cela) et tente d'approfondir les situations géopolitiques tout en évoquant l'actualité. 
Il sera ainsi question de discrimination et de remise en question, et même si les US ont tendance à gagner à la fin, la volonté des showrunners de faire de leurs personnages des gars qui font leur job sans forcément approuver la hiérarchie est louable. 

Note : 3.5/5

 

Strike Back, la série qui sent bon les années 90

Strike Back, la série qui sent bon les années 90

Strike Back

"Ouais mais et si je veux un truc histoire de juste me détendre ?"

Bon sans déconner sortez le d'ici lui ou je l'éclate... Cela dit maintenant que j'y pense, Strike Back aura été à trois reprises un sacré plaisir coupable !
A trois reprises car la série a été rebootée deux fois : la première lorsque le show a été racheté à la BBC par Cinemax (supprimant au passage gratuitement le personnage principal original de la saison 1) et la seconde lorsque Cinemax s'est dit que ça rapportait quand même vachement bien malgré les coûts astronomiques. 

Inspirées des romans de Chris Ryan, la série met en scène les missions périlleuses de la Section 20, une unité britannique d'élite anti-terroriste dont les membres n'ont aucune limites pour éradiquer les menaces mondiales. 

Bien qu'ayant la fâcheuse tendance à se promener dans des territoires musulmans (j'ai pendant huit saisons espéré une saison dans la neige, sans succès) la série est devenue l'un de mes plaisirs les plus inavouables car...
Elle s'en cogne de tout. Le féminisme, le politiquement correct, les associations contre la violence télévisées... Strike Back et ses personnages envoient tout chier et s'inspirent d'oeuvres comme Rambo, La Chute du Faucon Noir, Commando et tant d'autres monuments des années 80-90 où on se battait complètement les burnes des associations d'offensés chroniques à la noix. 

Ca déconne, ça explose, ça baise et ça mitraille les hostiles par paquets de vingt à chaque épisode, vous attendez quoi ? 

Notes :

Saison 1 : ***

Saison 2 à 5 : ****

Saison 6 à 8 : ***

 

Band of Brothers, est-il vraiment besoin de la présenter ?

Band of Brothers, est-il vraiment besoin de la présenter ?

Band of Brothers et The Pacific

Allez je termine cette liste avec mes chouchous !

Si vous me suivez depuis quelques temps, vous savez que la Seconde Guerre Mondiale est une période qui me touche tout particulièrement et que depuis mes dix ans je ne cesse de chercher des oeuvres et des informations sur cette période cruciale de notre Histoire. 

Sortie en 2001 (putaaaaain la claque) Band of Brothers est la première grosse tentative de HBO de produire une série digne du cinéma (Rome n'est arrivée que 5 ans plus tard). Pour ce faire elle fit appel à deux génies : Tom Hanks et Steven Spielberg.

Inspirés par le roman de Stephen E. Ambrose, les deux amis sortis du chef d'oeuvre Il faut sauver le soldat Ryan nous pondent une série qui allait faire date dans l'histoire de la télévision ! Dix épisodes pour une centaine de millions de patates de budget, une reconstitution cinématographique bluffante, des explosions en pagailles et un scénario qui nous narre l'histoire vraie des membres de la Easy Company depuis les bois de Normandie aux camps de la Mort. La série prend aux tripes quand on réalise que chaque mort a véritablement eu lieu et que ces évènements ne sont finalement pas si vieux que cela. Une série d'exception qui aujourd'hui encore reste inégalée. 

Même lorsque dix ans plus tard le duo Hanks/Spielberg tenta un nouveau casse avec The Pacific, l'effet n'était pas le même. Mais était-ce bien l'idée ? 

Là où la première série fonctionnait sur la cohésion du groupe, The Pacific prend le risque de faire l'inverse : se concentrer sur l'horreur pure sans que ses personnages ne s'attachent forcément les uns aux autres. 

Cela pourra décevoir le fan de la première heure de la Easy Company, mais après une paire d'épisodes cette seconde série dépeindra la guerre du Pacifique comme personne ne l'avait fait jusqu'alors, hormis le maître Clint Eastwood lui même (la preuve, l'épisode à Iwo Jima est assez court, les showrunners étant sans doute conscient que cherchait à dépasser cette légende serait folie). 

Notes :

Band of Brothers:  5/5

The Pacific : 4/5

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