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Un Gaffeur a l'Airsoft

Tout est dans le titre !

Retex Invader 1 chez les Razorbaks

Il nous aura bien gonflé ce fort décidément

Il nous aura bien gonflé ce fort décidément

Récapitulons. Nous sommes dimanche matin, il est 5h30 et il fait littéralement 0.5 degré. Dans ce genre de cas je me dirai "putain mais qu'est-ce qu'on est con nous autres airsofteurs de sortir se cailler les meules au lieu de faire une bonne grasse mat' après avoir bingé Mercredi". 

Et pourtant malgré cela je suis en forme et l'envie d'en découdre est là : cela fait bien six mois que je ne suis pas parti en OP extérieure avec les copains et cela me manquait de ne pas avoir des souvenirs de jeu ou tout simplement de cohésion à rapporter de mes week ends ! Et puis, l'OP ne s'étend que sur une grosse matinée donc c'est le scénario idéal pour une reprise du jeu extérieur.

Comptez vous : "UN" !

Nous partons en effet à pas moins de treize Taïpans pour une attaque sur le terrain des Razorbaks situé à Correns. Nous formons le groupe Alpha tandis que Bravo est composé des membres de la team Ronin.
Enfin, sur place depuis la veille le groupe Charlie des HAT a eu pour tâche de reconnaître la place et d'essayer de repérer les potentiels pièges placés par l'ennemi. 

Notre objectif : prendre le contrôle d'un village et y installer notre centre de commandement ainsi que notre infirmerie afin de pouvoir disposer d'un respawn pour nos gars. Par la suite nous devrons localiser l'infirmerie ennemie et la faire exploser pour remporter la partie. Evidemment si la nôtre explose cela sera synonyme de défaite immédiate. 

Nous partons en convoi jusqu'à un point GPS repéré par Chkoun qui nous permettrait de débarquer autrement que par les accès classiques du terrain  et de bénéficier ainsi d'un effet de surprise considérable. 

Après dix bonnes minutes de trajet dont cinq dans des chemins qui auront mis à l'épreuve pneus et châssis et fait demander à beaucoup d'entre nous si Chkoun était bien sûr de la route (réponse de l'intéressé : "oui mais je ne suis jamais passé par là je ne savais pas que c'était aussi pourri") nous arrivons enfin à notre point de départ. Je m'équipe avant d'être embarqué dans le pick-up de Well avec Fiona et Kinder. 

Sam Fisher ce guignol

M'évitant ainsi par surprise une marche bien longue (que je me taperai au retour dans le sens de la montée pour récupérer ma caisse comme quoi le karma c'est pas si abstrait) je descends du véhicule à quelques mètres d'un point d'entrée sensé être vide de toute présence ennemie comme alliée. 

A peine sommes nous descendus qu'un groupe ennemi nous tombe dessus sans tirer. Il y a visiblement eu une mésentente et après quelques vannes (parce qu'un coup comme ça va sûrement nous poursuivre un moment) l'ennemi décampe gentiment. 

Quelques minutes après une poignée de tirs s'abat sur nous sans faire de dégâts. Nous ripostons en direction des coups de feu dont l'auteur détale en courant conscient de nous avoir manqué et d'avoir cramé sa position. 

Well de son côté a enfin établi un contact radio avec Charlie qui nous attend une centaine de mètres plus bas dans une zone sécurisée. Nous nous dépêchons tous les quatre de rejoindre nos alliés en espérant avoir des nouvelles du reste d'Alpha et de Bravo qui doivent être en train de se taper une bonne rando pour nous rejoindre. 

Un début d'OP qui finit en selfie avec l'ennemi ça annonce une belle journée !

Un début d'OP qui finit en selfie avec l'ennemi ça annonce une belle journée !

OTAN en emporte le vent

Alors que nous pénétrons sur le parking principal du terrain, Charlie nous fait signe depuis une planque que n'auraient pas reniés les parachutistes américains en Normandie : toute la force est camouflée par un talus et une haie, il n'y a presque pas besoin de se baisser pour masquer sa présence. 

On s'installe et rapidement Alpha et Bravo surgissent en face de nous. Encore quelques instants et Yoyo qui s'est tapé la route depuis Nice nous rejoint lui aussi. La force OTAN est enfin au complet, il est l'heure d'aller investir le village et pourquoi pas de taper quelques russes !

Nous partons avec Bravo inspecter le village dont les informations fournies par Charlie nous informent de l'aspect truffé de mines de l'endroit. 
Effectivement une fois sur place il n'y a pas un rat, en revanche il y a suffisamment de câbles tendus discrètement au sol pour alimenter tous les abonnements Canal+ de la région !

Fort heureusement et grâce aussi à de sacrés coups de chance (notamment pour un gars de Bravo qui a effectué plusieurs patrouilles dans un sentier sans jamais déclencher la grenade qui y était posée) nous parvenons à rapidement déminer la place et installons notre PC. 

L'infirmerie n'est pas encore posée pour le moment, il va falloir que nous fassions attention jusqu'à sa mise en place car si nous sommes touchés deux fois, sans poste de secours cela signifiera la fin du jeu. 

Quand je disais que c'était une bonne planque

Quand je disais que c'était une bonne planque

Le fort de mes cauchemars

Comme la base est installée et que les maçons vont bien finir par nous bricoler une infirmerie, nous sommes envoyés avec Bravo attaquer un fort situé dans une plaine à proximité pendant que Charlie couvrira notre camp tout neuf.
Une bonne partie des Taïpans étant déjà venue jouer sur ce terrain, nous réalisons qu'il s'agit de l'objectif le plus difficile à attaquer de la zone, voir même pour ma part le plus difficile toutes OP confondues. 

Nou décidons de progresser le plus à couvert possible et de contourner jusqu'à ce que nous puissions atteindre les bois situés sur le flan du fort qui nous offriront un meilleur camouflage que cette plaine tristement vide. 

Hélas il y avait là aussi des pièges et Bravo déclenche l'explosion d'une grenade qui met fin à toute forme d'approche discrète. De toute façon nous ne sommes plus si loin des bois et nous pouvons même toucher le fort donc nous ouvrons le feu en avançant le plus rapidement possible jusqu'au couvert de la forêt. 

Là Kinder et Alexis balancent une ogive qui apparemment explose à l'intérieur du fort. Parfait ! Nous allons pouvoir avancer plus facilement et pourquoi pas enfin réussir à investir cet endroit. 

Malheureusement en dépit de deux autres grenades et d'une pluie de billes nous ne parvenons pas à approcher à plus de dix mètres du fort.
Je suis touché puis garroté par Willy tout comme Kinder qui a eu droit à une rafale quelques mètres en arrière. 

De ma position je note qu'ils ne sont pas très nombreux dans la bâtiment, avec ce qu'on leur a envoyé dans la poire nous supposons qu'il s'agit de leur infirmerie ce qui expliquerait qu'ils parviennent à seulement une poignée à repousser aussi longtemps deux groupes de dix. 

Nous recevons l'ordre de nous replier sur la base tandis que Charlie prendra notre relève sur l'attaque. Grâce aux tirs de couverture de mes camarades je parviens à dégager moi aussi sans être touché une seconde fois. 

 

Je crois bien que je ne l'avais jamais vu d'aussi près celui là

Je crois bien que je ne l'avais jamais vu d'aussi près celui là

Un supo et au lit

Remis en jeu après un passage à l'infirmerie je suis appelé par Chkoun qui nous informe de la suite. Etant donné que nous n'arrivons pas à prendre leur infirmerie nous allons partir en direction de la zone que nous soupçonnons d'être leur QG et leur faire un petit coucou. 

Nous partons par les hauteurs qui surplombent notre QG après que Jérôme ait malheureusement du rester au camp pour réparer sa 249. Nous voilà privés de notre soutient, cela risque de nous coûter cher. 

Et pour cause, à peine éloignés d'une trentaine de mètres un tireur nous allume et touche Tom Tom. Nous rafalons dans sa direction mais rien à faire les buissons sont si épais que nos tirs ne passent pas. Même lui manque de se faire sauter avec une grenade qui nous était destinée mais qui a été bloquée par les branches... Bigre, Kinder aurait donc un frère en face ? 

Avec Grogu et Chkoun nous tentons de contourner le mec avant qu'il ne fasse plus de dégâts mais malheureusement pour nous d'autres tirs fusent en direction de la base russe. Encore deux gars au tapis chez nous. 

Depuis ma position j'ai l'impression de voir un mec en tan à une trentaine de mètre sur notre droite, mais le doute me ronge car il ne me semble pas que nos gars aient pu arriver aussi loin. Je repère alors une deuxième silhouette en camo russe. Cette fois-ci pas de doute ce sont encore eux et je tire une bonne douzaine de fois sur le binôme... J'en vois un qui a ce sursaut qu'on a tous quand on prend une bille inattendue, mais en retour il m'envoie une rafale.
Un peu énervé car convaincu d'avoir touché le gars je saute en contrebas profiter de la restanque pour me cacher et les allumer à nouveau. 

Malheureusement pour nous ils sont une bonne quinzaine à arriver de tous les côtés à la fois et Chkoun, Grogu et moi tombons avant de voir Bravo se faire découper aussi. Dans la foulée les russes arrivent jusqu'à l'infirmerie qu'ils font sauter. Partie terminée. 

On avait bien dit que sans notre mitrailleuse lourde on perdait un gros avantage, mais en toute franchise je ne pense pas qu'on aurait pu repousser une attaque aussi bien coordonnée. Au mieux notre Jérôme aurait pu rafaler le premier tireur embusqué et ralentir un minimum leur assaut final, mais il faut rendre à César ce qui est à César : les mecs en face connaissent bien leur terrain et se sont mieux coordonnés que nous. 

 

Fessée royale

Fessée royale

Une tournée au Gu Gu Bar

Nous terminons donc l'OP à 10h30, et après une petite frontale bien sympa qui a duré une bonne demi heure nous nous déséquipons et partons à la recherche de nos voitures.

Après avoir contourné en marchant l'équivalent en merde de cheval de la Montagne du Destin et suivi Kinder qui roulait comme un dingue sur une piste pourrie parce que la vitesse autorisée est de 50 kmH, nous nous rendons dans la Safe Zone où Gu et les Razors nous attendent une nouvelle fois avec un pot à la hauteur de leur réputation. 

Après quelques chips, gâteaux et un ou deux sirops de houblon la déception d'avoir été vaincus en moins de 4 heures s'efface pour faire place aux rires et conneries dont nous avons tous le secret.

On croise alors Tortue et lui demandons combien il y avait de pièges sur le terrain : "Oh, entre 1 et 500". Et le pire c'est que connaissant l'animal ça pourrait bien être vrai ! 

Invader 1 aura été court mais intense et donne envie de rapidement jouer la revanche qui aura lieu chez nous. En espérant que cette fois-ci la victoire sera de notre côté, mais pas trop éclatante afin qu'elle ne fasse peser plus encore les défaites de notre passé. 

A bientôt sur le terrain !

Gaffeur

 

Pschhhtttt touche pas ça peut exploser !!!

Pschhhtttt touche pas ça peut exploser !!!

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